Tentative de définition du BDSM

Le monde du BDSM vue par internet

On ne peut cacher le fait que le BDSM s’est fait remarqué dernièrement par le film 50 nuances de Grey rameutant une grande partie de la population féminine… et des journaux féminins qui ont voulu surfer sur cette nouvelle vague. Alors, sexualité débridée ? Phénomène nouveau ? Pourquoi un tel engouement si récent ?

 

Wikipedia à la rescousse du BDSM ?

Mettons de côté pour l’instant les articles « nunuches » des journaux féminins et penchons-nous plutôt sur l’article le plus complet du domaine : Bondage et discipline, domination et soumission, sado-masochisme.

Selon wikipedia, la douleur est l’un des fondements du BDSM sous une forme « contractuelle » dans un but érogène pour des jeux sexuels.

 

définition du BDSM et de son acronyme

L’acronyme BDSM expliqué très simplement.

 

Laissons de côté Freud et les autres tarés de psychiatres et de grands philosophes…

L’article de Wikipedia commence extrêmement mal en nous abreuvant de termes scientifiques tentant d’analyser la pratique SM. Pourtant, le SM est un domaine à traiter à part et il est compliqué de dire si il appartient au BDSM ou si c’est le BDSM qui lui appartient. En revanche, l’article se reprend très rapidement en expliquant une vérité et une règle très simple du BDSM :

Les relations BDSM se vivent entre adultes consentants. Elles dépendent d’un accord mutuel que l’on nomme le contrat.

La domination et la soumission sont au centre du BDSM, même au sein de l’acronyme lui-même ! Il y a donc toujours au minimum un soumis et un dominant dans ce type de relations qui sont contractuelles : les limites et désirs de chacun sont définis, laissant libre court à l’imagination et à la perversité de chacun mais dans le respect des limites de l’autre. Ce contrat n’a pas en fin de compte pour but de donner tous les pouvoirs de l’un sur l’autre, c’est un contrat absolument équitable où le dominant et le dominé sont sur un pieds d’égalité, ce qui peut sembler extrêmement paradoxal.

Ce fameux contrat peut être oral ou écrit, mais à l’ère d’internet disons que celui-ci est très souvent implicite en évoquant uniquement les limites à ne pas dépasser, comme ne pas laisser de marques sur la peau, ne pas en arriver jusqu’au sang, etc. Tout dépend de la pratique sexuelle qui sera recherchée car l’on peut trouver des pratiques BDSM « soft » en relation avec le fétichisme des pieds où les pratiques sont cérébrales avant même d’être sexuelles, teintées tout au long de la séance BDSM de domination et de soumission mentale. Non, le BDSM n’est pas forcément hard et extrême, une énorme confusion règne entre BDSM et SM, et l’article de wikipedia s’égare énormément sur le monde du SM avant même de traiter du BDSM.

 

le bondage dans l'acronyme du BDSM

Tellement de pratiques différentes au sein d’une même communauté…

 

La réunification de plusieurs pratiques sous un même sigle

Le SM est par excellence extrême, lié à la douleur et à la souffrance dont il en découlera un plaisir pour les 2 parties. Très stigmatisées, ce type de pratiques ont dû trouver un renouveau dans les années 90 par la communauté SM de San Francisco, fusionnant ainsi le bondage, la domination, la soumission, la domination et le SM en un domaine distinct mais unifié. En ce sens, le SM ferait parti du BDSM comme si ce premier était la face sombre et hard de ce dernier.

 

Le bondage : SM ou BDSM ?

Le bondage n’est rien d’autre que le fait d’avoir des relations érotiques ou sexuelles en ayant un(e) partenaire soumis(e) attaché(e). Il n’est donc pas question ici de douleur ou de SM, pourtant le bondage se retrouve très souvent dans le SM. Le bondage est un symbole très fort du BDSM étant par essence une pratique intimement liée à la domination et la soumission, à la confiance par contrat entre adultes consentants. Il est donc tout à fait normal de retrouver en tout premier dans l’acronyme le Bondage, véritable symbole du milieu.

 

le bondage dans le bdsm

Le bondage : cette pratique synonyme de BDSM.

 

La discipline : éducation et dressage.

La discipline est extrêmement présente chez les puristes qui y trouvent un plaisir cérébral immense : le soumis doit obéissance et surtout un respect sans faille pour le dominant ou la dominante. Ce sont d’ailleurs ces marques de respect qui font vite découvrir les véritables personnes BDSM des simples « soumis » souhaitant uniquement subir des sévices corporelles sans même prêter attention à toute cette partie cérébrale.

L’éducation est une forme d’intronisation à ce petit monde et il existe même des soumis éduquant leurs dominants. C’est souvent le début d’une recherche des limites de chacun et le début d’une complicité sans faille. La pratique érotique (et/ou sexuelle) qui est la plus symbolique après le bondage est la traditionnelle fessée, à mains nues, avec un paddle, une cravache, une canne anglaise, un fouet, etc. Tout est question de jeux autour d’ordres et de punitions corporelles lorsque le soumis ne se montre pas assez obéissant.

 

L'éducation BDSM passe par le dressage et la punition

La punition par la fessée est un grand classique du BDSM pour dresser et éduquer.

 

La domination et la soumission

C’est central, absolument obligatoire quand l’on peut se passer de la partie éducation et dressage, du bondage et du SM. La soumission et la domination sont avant tout cérébrales et très paradoxalement, c’est en s’en remettant à son maître ou à sa maîtresse que le soumis ou la soumise se sent « libre ».

Le dominant doit alors communiquer par une clef invisible et doit comprendre, sans que le dominé ne l’énonce clairement, à quel moment il doit ralentir, voire s’arrêter. Il s’agit de savoir communiquer comme un médium talentueux pourrait le faire. Il s’agit de comprendre les non dits. Pour cela le dominant doit connaître son sujet et la dominatrice ou le dominateur doit être plus que jamais à l’écoute. Ce qui, évidemment, exclut les joueurs débutants qui doivent s’en tenir au code de sécurité.

Comme le relève Wikipedia très justement et très judicieusement, les jeux de domination et de soumission entre non-débutants sont vraiment histoire d’écoute, d’empathie on pourrait même dire. La complicité qui se développe entre les 2 parties est alors maximale. Tout est question de respect encore une fois des limites de chacun, de l’écoute du désir de l’autre, car le soumis peut dépasser ses propres limites pour faire plaisir à son maître ou sa maîtresse, quand le maître et la maîtresse ont également cette obligation « morale » de respecter les limites du soumis ou de la soumise.

Wikipedia ne pouvant s’empêcher d’être dans la sur-analyse psychologique et le politiquement correct va évidemment parler des risques des pratiques des dominants débutants qui ne se soucient guère du plaisir de l’autre, faisant subir de véritables tortures physiques. De notre point de vue : il ne s’agit pas de BDSM mais de SM pure avec des personnes sadiques n’ayant absolument aucune empathie ou envie de partages lors de leurs expériences sexuelles. C’est du hors-sujet concernant le BDSM.

 

soumission et domination au coeur du BDSM

La domination et la soumission ne sont pas obligatoirement « hard » et les fétichismes entrent en jeu…

 

Le Sadisme et le masochisme

Le sadisme est un terme hautement péjoratif : c’est le fait de vouloir infliger volontairement des souffrances physiques ou morales à autrui. Le sadique est très souvent représenté comme éprouvant un plaisir sexuel en infligeant de la douleur. Pour s’en convaincre, vous pouvez regarder n’importe quel épisode de n’importe quelle série traitant des psychopathes et autres sérial-killers : le sadique est « le méchant » par excellence, privé de toute empathie.

Le masochiste serait son exact opposé : il recherche le plaisir dans la douleur. Pourrait-on dire que le masochiste est la victime par excellence ? Wikipedia nous dépeint là aussi un tableau très « psychiatrique » du masochiste comme une « anomalie sexuelle ».

Fait troublant, un sadique « criminel » n’a aucun intérêt à rencontrer un masochiste : la torture et les humiliations seraient consenties, tout l’intérêt du véritable sadique est de briser le mental de sa victime, de son « esclave » pour une humiliation extrême amenant à la torture mentale et physique et à une profonde souffrance psychique et douleur physique.

Pourtant, le SM revêt d’autres formes érotiques que l’on trouve abondamment dans la pornographie : il y a douleur physique infligée par le sadique et la recherche du plaisir par la douleur (avec jeux de domination et de soumission) pour le masochiste, ça c’est indéniable. Ce sont ces nombreuses vidéos incluant le célèbre bondage, la cire de bougie, les fessées copieuses, les pinces à seins ou à lèvres, etc. que l’on retrouve abondement, mais les tortures ne sont pas réellement des tortures. Comme pour le BDSM, il n’y a pas de « victime » et de « bourreau », il y a un soumis et un dominant avec toujours un respect des limites et une grande empathie et écoute envers « l’esclave », même si il y a de la douleur physique qui provoque de profonds plaisirs. 

Le SM n’est donc pas selon nous obligatoirement hard mais reprend la notion de douleur qui est si cher à Wikipedia quand une large partie de la communauté BDSM ne cherche aucunement la souffrance physique. Le dressage et l’éducation incluent des punitions corporelles mais sans douleur se rapprochant de la torture, même si l’humiliation est prépondérante.

Le SM est définitivement cette partie « sombre » du BDSM qui est très largement fantasmée et teintée de stéréotypes. Wikipedia rappelle d’ailleurs que :

À propos d’humiliation, voilà ce qu’en pense Gilles Deleuze : « On remarque que le masochiste est comme tout le monde, qu’il trouve son plaisir là où les autres le trouvent, mais simplement qu’une douleur préalable, ou une punition, une humiliation servent chez lui de conditions indispensables à l’obtention du plaisir. » Donc, Deleuze inclut bien l’humiliation dans la relation masochiste. Bien que la fusion ait été décidée entre ces sexualités : Bondage, discipline, soumission volontaire, domination sexuelle, sadomasochisme. À nouveau, et sans doute pour les raisons évoquées ci-dessus, des communautés prétendent appartenir à un nouveau type de relations qu’ils nomment D/s.

Il faudrait donc faire de nos jours très clairement cette distinction entre le SM et le DS (Domination/Soumission) alors que ce dernier peut inclure des jeux érotiques et sexuels incluants des douleurs physiques et de l’humiliation, mais sans tomber dans la torture « bête et méchante ».

 

SM hard par le torture et la douleur

Le SM hard : l’autre face du BDSM par la torture et la douleur ? Non, ce n’est pas aussi simple.

 

Pour résumer en une définition simple du BDSM

Le dictionnaire de linternaute.com est finalement le mieux placé :

Le BDSM définit toutes les pratiques sexuelles qui font intervenir le bondage, la domination, le sadisme, le masochisme, la soumission et les punitions.

Clair et efficace sans même faire intervenir Freud, ce que nous avons consciencieusement évité. Le sado-masochisme ferait donc parti par définition du BDSM et non l’inverse.

 

 

Et ailleurs sur le net ? Attention, conneries à l’horizon !

Les magazines féminins se sont emparé du phénomène comme nous vous le disions, mais cela n’a que pour but de gagner de l’audience pour la diffusion de leurs publicités atroces (essayer de vous vendre un régime ou une assurance lorsque vous cherchez à vous renseigner sur le BDSM, mais quel est ce délire ?).

 

article madmoizelle stupide sur le bdsm

Dominantes ou soumises, les femmes ne sont pas stupides Madmoizelle…

 

Rien qu’au titre, on comprend à qui l’on destine cet article. Ce n’est d’ailleurs pas un article mais plutôt un récit bdsm sous forme de témoignage d’une jeune femme qui est horriblement complexée par son corps (le sujet favori des demoiselles lisant Madmoizelle). On nous dépeint alors le portrait d’une personne horriblement complexée par son corps mais qui très paradoxalement n’a aucun soucis pour draguer par un simple « Au fait, on se pécho ? ». Bien sûr, cela tient parfaitement la route…

Cependant, il y a un magnifique passage de ce texte que nous vous citons :

Tout mon corps lui plaisait, comme une toile vierge, comme un terrain de jeu. Cette dynamique millimétrée mais forcément déséquilibrée me donnait de la force là où elle était censée me soumettre. Bien sûr, j’allais douiller — parce que j’en avais envie — et ressortir de là en larmes, hors d’haleine, avec des zébrures plein le dos et plus du tout de rouge à lèvres. Mais c’est moi, c’est mon corps, mon arme dans cette délicieuse bagarre.

Nous retrouvons ici le stéréotype du SM où la dame soumise va « douiller » (comprendre « avoir mal par souffrance physique »). Cela laisse assez peu de place à la domination et soumission cérébrale, terrain pourtant très cher aux réels dominants et dominés. Là où cet extrait est plaisant, c’est cette idée d’abandon à « son maître » qui libère totalement la soumise. Nous sommes plus ici sur le terrain de l’esclave et du jouet sexuel que de la soumise véritable, c’est du SM pure et non du BDSM, ce récit bdsm est un ramassis de conneries.

Vous avez compris mesdemoiselles, si vous êtes complexées, faites vous copieusement humiliées et torturées par un réel sadique. N’est-ce pas le message que renvoi ce récit bdsm ?

 

Soirée démonia sur le club BDSM Paris

Le BDSM : une échappatoire à la vie quotidienne, une liberté retrouvée ?

 

Notez la présence du tag « #sexcapades » pour là aussi faire très branché et réseaux sociaux. L’article est remarquablement rédigé mais est aussi une promo cachée (placement de produit) pour les soirées Démonia d’un célèbre club parisien.

Tout cet article est tourné autour d’une pauvre et frêle journaliste qui entrerait en sous-marin dans un club bdsm (ça c’est de la presse d’investigation !). Quand on lui demande une première fois « tu es venue pour jouer », la demoiselle ne peut évidemment comprendre. Evidemment, « jouer » dans un club bdsm fait forcément référence à une partie de jeu d’échecs… C’est cette innocence très marquée de la journaliste qui créée un contraste où l’on a l’impression qu’elle vient de pénétrer dans l’antre du diable. C’est un petit peu comme si elle venait d’infiltrer un réseau de pédo-mafieux-satanistes-néo-nazis. Nous vous le disions : le stéréotype du « méchant pratiquant de BDSM » à la dent dure, même quand au final l’on veut démontrer qu’il faut bien se garder des préjugés.

L’article dépeint cependant une image très idyllique du BDSM. Si la forme nous déplaît, le fond est excellent et porteur d’un beau message à l’égard de la communauté BDSM et des soirées Démonia. L’article se termine d’ailleurs par « l’avis du psy » (parce qu’il faut toujours psychanalyser ces grands malades du BDSM) :

« La base des pratiques sado-masochistes, c’est une violence qui induit du plaisir, et les notions de domination et soumission sont centrales. Tout est très codifié. Il faut vraiment bien s’y préparer si on a envie d’y aller. On rentre dans une communauté, c’est un style de vie. Et ça peut être une échappatoire à la vie quotidienne. Dans tous les cas, fantasmer, faire travailler son imagination, c’est un signe de vitalité psychique. »

C’est bien dans cet extrait que tient véritablement l’analyse de la soirée démonia qu’a vécue cette personne (journaliste ?). Cet « échappatoire à la vie quotidienne » est quelque chose qui revient sans cesse dans les témoignages des pratiquants du BDSM. Etre une femme ou un homme fort et d’influence professionnellement pour se laisser aller à être esclave d’une maîtresse domina ou d’un maître le temps d’une séance BDSM est quelque chose de très habituel dans les nombreux récits bdsm des pratiquants. C’est une recherche de liberté, la liberté de n’avoir à décider et de ne plus avoir à diriger pendant un laps de temps dans sa vie. Le BDSM représente effectivement pour beaucoup une liberté incroyable, une « échappatoire à la vie quotidienne ».

Finalement, c’est un article riche en enseignements par 20minutes. On peut critiquer la forme comme nous le faisons, le fond est excellent et rédigé par quelqu’un connaissant très bien son sujet malgré son jeu d’actrice très décevant lorsqu’elle cite le shibari sans comprendre le terme « jouer » dans le milieu BDSM. Il faut arrêter de nous prendre pour des cons…

 

 

les accessoires du BDSM

Mais que serait le BDSM sans tous ses accessoires si « symboliques » ?

 

Il n’y a pas que du mauvais en BDSM sur le net !

Terminons sur une note positive en vous recommandant 2 articles absolument sublimes et véritablement « neutres » sur la question du BDSM :

 

 

Si vous aimez les accessoires BDSM, cet homme est un véritable professionnel de la conception sur mesure de tels accessoires. Il n’est pas qu’un simple « marchand », il pratique très régulièrement et ce très long article vous plaira à coup sûr tant il est très complet sur le BDSM et ses pratiques.

Un extrait pour vous donner le ton :

« Il lui ordonne de se pencher et saisit un plug anal. Elle s’exécute. Il l’insère. Silencieusement, la jeune femme lui baise les pieds avant de remercier son maître et se redresser. « C’est ça aussi le BDSM ! La confiance », déclare L’Raiser. « Elle ne savait pas ce que j’avais dans les mains et pourtant, elle a fait ce que je lui ai dit. »

Magnifique, rien à ajouter de plus. Merci Vice !

 

Folsom : le bdsm dans des lieux publiques

Quand le BDSM s’invite sur la place publique : les FOLSOM.

 

  • Revues.org dispose d’une excellente étude très complète sur « les événements publics BDSM« . Si vous ne connaissez pas les « FOLSOM », vous aurez de quoi tout comprendre de ce phénomène.

Extrait :

Ainsi, notre objectif était de recenser les traces rendues visibles au plus grand nombre et non pas seulement réservées à quelques initiés. Le fourmil­lement des images sur le net produit un paradoxe : cela permet à la fois de rendre visible une réalité des FOLSOM tout en produisant dans le même temps une invisibili­sation de l’expérience partagés par les sujets. De sorte qu’il faut considérer le matériel rendu visible comme un entraperçu sur la scène des FOLSOM. Elles n’ont pas pour objet de rendre compte d’une réalité mais de produire une représentation de la réalité.

Démarche neutre et sociologique, c’est un régal à lire même si assez compliqué dans les formulations scientifiques et surtout sociologique. Cela vous permettra de découvrir les FOLSOM et ça, c’est déjà bien ! Le plus intéressant à nos yeux est de comprendre le décalage qu’il peut y avoir entre la représentation du BDSM qui se fait essentiellement par les accessoires et tenues, de la réalité qui tient réellement en l’acronyme que nous expliquions au début de l’article. Difficile donc de se plaindre des stéréotypes « visuels » quand l’on sait que la communauté BDSM en joue énormément, même si « en privé » le BDSM revêt bien d’autres formes que la simple utilisation d’accessoires et tenues pour le moins fantaisistes.

En conclusion : faites bien la distinction entre « l’image du BDSM » et la « réalité du BDSM ». Le domaine est vaste, riche, intéressant mais aussi complexe.

 

Le meilleur en BDSM pour :