Dominatrice : le rêve du soumis et esclave de ces femmes maîtresses BDSM…

Nous pouvons tous avoir une définition plus ou moins différente de la dominatrice. Certains iront même jusqu’à faire une distinction entre la « maîtresse » qui est alors une femme dominatrice spécialement rattachée au milieu BDSM (ou au SM). Il est très rare de ne pas être en accord avec notre cher ami Wikipedia mais là sa toute première définition nous parait beaucoup trop large et mal contextualisée : Dominatrice.

 

Une dominatrice ou maîtresse est une femme qui accepte le rôle dominant dans le cadre du BDSM, et donc utilise la douleur, la contrainte, l’humiliation ou la mise en scène de divers fantasmes dans un but érogène, sous forme d’échange contractuel. La dominatrice a pour partenaire un masochiste.

 

La formulation première nous semble hasardeuse et quelque peu machiste : « c’est une femme qui accepte le rôle dominant (…) ». Une femme ne serait donc pas pleinement dominatrice puisqu’elle accepterait un rôle, hors pour nous il s’agit bien de femmes dominatrices dans l’âme pour qui le terme « lui faire accepter un rôle » nous semble absolument hors de propos. Nous iront même jusqu’à dire que cette « condition » de dominatrice n’est pas toujours un choix : on l’est, on peut le devenir comme l’on peut très bien « accepter ce rôle » lors de séances BDSM ou SM même si cela est temporaire.

 

dominatrice hard à la canne anglaise

Non monsieur Wikipedia : une femme dominatrice n’est pas obligatoirement « extrême » et sadique : son partenaire ne veut pas obligatoirement souffrir et ressentir de la douleur, alors qu’il peut s’agir d’humiliations « douces »

 

N’êtes-vous pas beaucoup plus perplexe quand l’on vous dit que la dominatrice a pour partenaire un masochiste ? Cela dépend là aussi de votre définition du masochisme qui est beaucoup trop interprétée comme faisant parti de l’ordre de la douleur physique. La douleur peut être aussi « mentale »  tout en arguant qu’il s’agit « d’humiliation psychologique ». Parler de « douleur » nous parait absolument extrême.

Les partenaires de la dominatrice sont pour nous avant tous des personnes « soumises » ou encore « esclaves », mais le masochisme en tant que recherche de douleur (dans l’humiliation ou physiquement) nous semble faussée quand l’on sait que beaucoup de soumis ne vivent aucunement la moindre « douleur » (et c’est même l’inverse !).

 

une femme dominatrice maîtresse ?

Cela tient du fantasme : la femme dominatrice est avant tout « sexy » mais pas obligatoirement « maîtresse » (mais vous aimeriez ça avec elle !)

 

 

Une distinction entre la dominatrice et la maîtresse ?

Si vous acceptez notre définition qui est que les partenaires de la dominatrice sont avant tout « soumis » ou « esclaves », vous pouvez déjà avoir une petite idée de la distinction à faire. Le terme maîtresse est prépondérant chez celles et ceux qui connaissent déjà très bien le milieu BDSM et qui comprennent très bien la « contractualisation » entre la maîtresse et son soumis/esclave. C’est une des bases des jeux du BDSM : le contrat.

La dominatrice quant à elle peut être absolument amatrice, ce qui est rare chez la maîtresse qui est censé jouir déjà d’un peu plus d’expériences. Nous ne disons pas qu’il s’agit d’un « grade », quoi que il y a quand même cette idée et nous nous en expliquons : vous pouvez être en couple et décider avec votre partenaire d’échanger les rôles pour ne serait-ce qu’un « facesitting ». La pratique n’est en elle-même ni hard ni absolument liée au BDSM, mais il est certain que le facesitting infligé par une dominatrice par rapport à une maîtresse BDSM risque d’être différent. On peut ainsi « accepter » ce rôle de dominatrice pour certaines pratiques sans pour autant être une femme dominante à l’habituel avec d’autres pratiques quand l’on pratique avec son partenaire.

Le terme maîtresse appuit donc beaucoup plus non pas sur la position domination/soumission mais plus sur « l’appartenance » à quelqu’un, ce fameux « contrat ». Votre femme peu donc jouer avec vous à des jeux où elle sera dominatrice sans pour autant qu’elle puisse clamer haut et fort être une dominatrice. La maîtresse quant à elle l’est toujours pas définition et vraiment dans un cadre jouant sur la soumission de son partenaire, que ce soit à but d’humiliation, de douleur physique ou psychologique (et encore quand le « dressage » n’est pas obligatoirement signe de « punition » mais aussi de « récompenses »).

 

 

 

Dès que l’on parle « domination », le contrat intervient et la femme « dominatrice » se fait rare dans le porno… (ceci est la vidéo préférée du net en BDSM)

 

Le dress code de la dominatrice

La dominatrice a toujours été fantasmée et est vraiment représentée dans ce cadre BDSM avec certaines matières « nobles » qui sont de base(s) de leurs tenues. Citons le cuir, le latex ou le vinyle par exemple. Pourtant, et les millions de vidéos pornos du monde entier le prouvent très bien, la dominatrice est apte « à jouer » avec son soumis dans son plus simple appareil, à ne jouer que de ses ordres pour du dressage « à l’oral », jouer d’une partie très spécifique de son corps (comme les pieds), d’accessoires spécifiques, etc.

Quand l’on pense dominatrice, on pense donc le plus souvent à cette femme fatale toute vêtue d’une combinaison en latex se prolongeant jusqu’aux pieds par de beaux talons aiguilles mettant encore plus en valeur ses formes et sa dominance. Là nous somme bien d’accord que c’est ainsi que nous le voyons habituellement dans le monde du BDSM, pourtant la dominatrice revêt bien plus dans le porno l’image de la « prof sévère », de la secrétaire sexy ou encore de l’infirmière perverse ! Les uniformes jouent donc énormément sur l’image que l’on se fait de la dominatrice et qui fait réellement le bonheur des nombreux fétichistes.

Vous pouvez toujours essayer d’aller sur des sites de tubes porno généralistes et voir ce que renvoi la requête « dominatrice » : ce n’est pas obligatoirement dans ce genre de dress code. Chacun son fétichisme, son envie, son niveau de soumission (et/ou de domination) et des jeux que l’on veut utiliser ou encore de ses fétichismes ou images que renvoient la femme dominatrice.

 

 

dress bdsm de la femme dominatrice

Le cliché, le stéréotype de la femme dominatrice : toujours extrême dans un cadre plus SM que BDSM ! Tout un dress code BDSM donc…

 

BDSM : Bondage, Domination, Soumission, SM

Mais que serait le bondage sans les femmes dominatrices ? Mais que serait également le CFNM ? Là nous touchons avec ce dernier à une forme encore plus « sensuelle » et qui là aussi contredit totalement Wikipedia et son idée que la dominatrice n’a pour partenaire que des masochistes. Tout dépend du contexte et si nous reprenons l’exemple du CFNM, il n’y a parfois aucun attouchement mais juste une soumission verbale qui n’entraîne pas cette « douleur psychologique » qui tient plutôt de la torture mentale et que l’on retrouve abondamment dans le SM, d’une manière moindre dans le BDSM. Tout dépend donc de cette distinction « maîtresse/dominatrice », « esclave/soumis ». Ceci est notre avis, vous pouvez être en désaccord total !

 

 

Totale mécomprension : ceci est la vidéo « BDSM » qui atteint presque les  millions de vues… Est-ce une blague ? Où est la FemDom là dedans ?

 

La maîtresse dominatrice : la reine de la souffrance…

Le masochiste trouve son plaisir dans la douleur, nous le comprenons. La douleur peut être provoquée par l’humiliation. Par syllogisme, le masochiste aime donc l’humiliation. C’est vrai. Pour autant, une maîtresse dominatrice n’est pas obligatoirement celle qui fait souffrir en provoquant des douleurs. La soumission « libère » plus d’un esclave, lui apportant un sentiment des plus euphorisant et cela sans aucune douleur. Ne confondons donc pas tout. Vous le savez, la psychologie et les psychiatres aiment assez catégoriser le BDSM (ou le SM) dans une partie que l’on nommera « sexualité anormale », nous aimerions un jour qu’ils nous expliquent le concept même de la normalité. En revanche, vous pouvez parfaitement expliquer ce qu’est pour vous la soumission (à sa femme jouant à la dominatrice, à une dominatrice réelle, à une maîtresse BDSM ou tout simplement lors d’un simple jeu de domination/soumission avec rôles). Mettons donc de côté la douleur et le masochisme pour définir ce qu’est une maîtresse dominatrice !

 

 

 Même quand l’on joue à la « CFNM » avec une secrétaire, ça n’est pas tant que cela une dominatrice…

Dressage, sévérité et punition

Ce sont les fondements des jeux que l’on rencontre avec une maîtresse BDSM. Cela fait parti « du contrat ». Elle doit asseoir son autorité et cela passe par des jeux qui tournent autour d’une certaine « éducation » (le dressage) où elle pourra se montrer plus ou moins humiliante, plus ou moins sévère et usera de certaines « punitions ». N’allons pas chercher du côté « psy », cela ferait beaucoup trop mal à la tête et là il faut être masochiste pour s’ingurgiter le nombres de pratiques que propose Wikipedia en exemple de ce que peut vous infliger une dominatrice. Certaines font d’ailleurs nettement plus parti du milieu SM que BDSM, quand le BDSM devrait réunir ce premier (ou l’inverse ?). Bref, plusieurs communautés, plusieurs goûts, plusieurs idées autour de ce que sont les « limites », le contrat, les pratiques.

La punition quant à elle est ce qui caractérise presque obligatoirement la maîtresse : on doit lui obéir sous peine de se voir infliger ne serait-ce qu’une fessée. Intervient alors tout plein d’accessoires BDSM bien connu, allant du martinet à la canne anglaise jusqu’au fouet ou la planche cloutée pour les plus rebelles (et masochistes !).

La dominatrice est-elle forcément sadique ? Inutile d’aller plus loin dans ce débat, la punition n’a pas pour but obligatoire de provoquer de la douleur mais bien d’asseoir une dominance. Cela peut passer par cette fameuse « humiliation » (la forme la plus connue pour « dresser son soumis »).

 

Quand on passe du temps avec elle, on ne peut qu’être frappé par son charisme – c’est une femme à la fois forte et douce, qui a affronté de nombreuses difficultés dans sa vie, sans jamais baisser les bras.

 

 

femme dominatrice bdsm

Quand le fétichisme vient enfin à la rescousse de la dominatrice ! Hein quoi ?? La dominatrice à besoin d’être secourut ? Putain de monde porno…

 

Forte et douce… plein de charisme !

Cathy est une dominatrice professionnelle, nous aimons même l’appeler « maîtresse Cathy » et son témoignage se retrouve ici, sur Vice : Dans la vie de Cathy, dominatrice professionnelle de 57 ans. Vice est toujours aussi excellent dans son domaine : pas de faux cul, on parle à ceux qui connaissent ou il essaye au moins comme site internet traitant du porno de faire découvrir des choses aux intéressé(e)s sans entrer dans les clichés. « Forte et douce… avec du charisme ». Voilà, quoi dire de mieux ? Forte, douce, avec du charisme et donc un pouvoir d’attraction hors-norme. C’est la maîtresse dominante idéale. Où est alors le sadomasochisme ? Et bien dans son donjon et elle s’y connait également ! Nous voulions vraiment nuancer le domaine avec cette idée de « douleur et souffrance » quand maîtresse Cathy sait absolument y faire aussi dans ce domaine. Tout est question du « contrat » que vous passez avec.

Entre ce qui se passe dans un donjon SM et la simple pratique d’un « dangling avec teasing » d’une femme dominatrice en cam, il y a quand même un énorme fossé. Que reste-t-il de commun ? La gynarchie, ce pouvoir que l’on (re)donne à la femme que l’on idéalise en dominatrice, celle qui nous libère en nous rendant esclave (sacré paradoxe !). C’est ce même paradoxe entre la recherche de la douleur pour son plaisir. Décidément, le monde du BDSM est très compliqué à comprendre pour le non-initié et les sites internet regorgent de fausses annonces où la dominatrice est à vos ordres ! Un comble pas vrai ?

 

Elle y prend du plaisir, lui aussi, c’est maîtresse Cathy : merci « Vice » d’être toujours le meilleur du domaine quand l’on parle de sexe !

 

« Tu me domineras ainsi, ainsi et ainsi, et tu me feras ça… ». C’est une forme de contrat, nous sommes bien d’accord, et la « dominatrice » s’exécutera mais est-ce alors réellement une femme dominatrice ou qui simplement pratique des jeux de domination/soumission ? C’est bien là la différence à nos yeux avec la « maîtresse » à qui l’on ne demande pas quoi faire !

 

Elle doit comprendre comment mener son sujet, sans qu’il ne l’explique clairement. Une dominatrice doit être une sorte de médium, et doit être fine psychologue.

 

Ceci est la suite de la définition de Wikipedia à propos de la dominatrice. Pour nous, il s’agit plutôt de ce qu’est une maîtresse. Elle comprend les limites, les repoussent par rapport à son soumis ou esclave sexuel sans jamais dépasser la frontière ultime. Mais de toute manière, et vous le savez, nous avons le « safe word », ce terme et/ou geste qui signifie qu’il faut s’arrêter et qui est « contractualisé ». Les femmes dominatrices en herbe pullulent sur le net, souvent escort, mais est-ce de la véritable domination ? Dans les pratiques sexuelles (même pour un simple footjob en CFNM) oui, mais au fin fond de votre esprit vous savez très bien que non ! La dominatrice domine, elle décide. Entre les mains d’une maîtresse dominatrice, vous pouvez mettre entre ses mains votre vie entière et avec la plus totale des confiances. C’est ça la liberté ultime qu’offre la femme dominatrice à son soumis, nous sommes vraiment loin de ce cliché du « masochiste » ne cherchant que de la douleur physique ou souffrance psychologique. Attention donc à certaines définitions de Wikipedia sur ce qui touche au BDSM !

 

 

Femme enculeuse dominatrice au strapon

Serait-elle la femme « dominatrice » par excellence car « femme enculeuse » ?

 

Le FemDom et la femme enculeuse (strapon)

Nous terminons sur ce sujet de la femme dominatrice avec l’image qui se répend de plus en plus sur le net et que « les hétéros » ne veulent vraiment discuter entre potes : la femme enculeuse ! Est-ce que la « femme enculeuse » (armée de son « strapon, c’est à dire de son « gode ceinture ») est obligatoirement une dominatrice ? A nos yeux absolument pas ! Cette pratique de la sodomie par strapon sur son mari ou partenaire n’est pas obligatoirement liée à de la domination, à moins que vous soyez ancré dans cette image très machiste que « c’est celui qui pénètre qui domine ». Est-ce vraiment ce que nous essayons de véhiculer sur Xpériences comme image ?

Etre un homme ou jouer le rôle de l’homme ne vous donne absolument pas ce droit absolu d’être le dominant. La femme enculeuse n’est donc pas par définition une dominatrice, mais elle est très largement fantasmée dans les vidéos pornos sans pour autant être extrêmement présente dans la multitude presque incalculable de pratiques BDSM qui existent. Pour le FemDom (ou « la » Femdom plutôt…), c’est différent.

 

Les japonnais ont une autre image du « FemDom », ce n’est pas obligatoirement BDSM ou branché totalement soumission, en tout cas pour eux la dominatrice est très intimement liée aux fétichismes en tous genres (durée de plus de 2H, de quoi en découvrir pas mal en dominatrice japonaise ! »)

 

La FemDom (Female Domination) dit bien ce que ça veut dire : c’est de la gynarchie, de la domination féminine pure et dure. Quelles sont les formes de Femdom que l’on retrouve le plus sur le net ? La femme enculeuse ? Pas du tout ! C’est plutôt lié à des fétichismes du pieds (trampling, footjob avec CFNM, etc.) ou à ces fameux jeux d’éducation et de dressage autour de jeux de rôles (la maîtresse et son élève, la gardienne et son prisonnier, la flic et le malfrat…). Pourtant, et c’est toujours paradoxal le milieu BDSM, on retrouve l’opposé où le « statut sociétal soumis » reprend le dessus sur le « statut supérieur » : la secrétaire sexy qui prend le dessus sur son boss, l’étudiante coquine qui domine son prof, l’infirmière cochonne qui doit être au petit soin pour son patient mais qui va en abuser sexuellement, etc.

La FemDom revêt bien des aspects vraiment très liées aux fétichismes en tous genres, nous sommes encore une fois de plus très loin du sadomasochisme ou même de la femme enculeuse. Attention donc aux fausses idées reçues, la dominatrice est en elle-même un très vaste domaine, vient s’y accoler la maîtresse BDSM et ses esclaves… tout un monde donc passionnant, divers et varié, un pure plaisir que nous aimons retransmettre sur Xperiences !

 

Xpériences : Chat BDSM et rencontre fétichiste

 

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